Avec environ 8 000 douzaines d'escargots l'année dernière, certains se demandent :

« Mais comment font-ils : ».

 

Petit historique de la chasse à l'escargot à Digoin.

 

 

Chaque membre du comité des fêtes de la place de la république est né avec un instinct de chasseur d'escargots.

Les premières années, la chasse se pratiquait de façon barbare. Chacun muni de harpons, de haches, voir de vieux fusils traquait dans la campagne environnante ces pauvres gastéropodes qui, effarouchés, n'osaient plus sortir, même par temps de pluie.

La hache des chasseurs

Un chasseur d'escargot.

Mais avec 500 douzaines dans les années 90/92, tout allait bien.

 

Vint ensuite la période où nous avons dépassé les 1 000 douzaines. Le président décida donc de faire une battu avec des armes perfectionnées et dangereuses.

Au secours.

Nous avons abandonné rapidement car après les 2 000 douzaines, cette technique n'était plus assez rapide et nous étions obligés de chasser tous les week-end avant la fête.

Réuni en concile, les membres du comité épluchèrent la question et mirent en place une technique de chasse bien élaborée uniquement en nous comparant avec l'escargot.

 En effet:

 En voyant le quéqué se renverser son blanc cass sur son pantalon, on se dit       

« l'escargot laisse des traces »

En regardant le grand fifi noyer son ricard, on se dit « l'escargot aime l'eau »

En regardant une réunion du bureau, on se dit « l'escargot vit en bande »

Et là, tout se mit en branle.

Nous allons donc vous expliquer dans les moindres détails cette technique qui donne ces résultats.

La chasse

1) Le matériel :

 une épuisette, une gomme, un arrosoir plein d'eau, un parapluie.

2) Il faut aller dans un bois au mois de juillet aux alentours du 25 (une semaine avant la fête).Le plus dur consiste à trouver le nid d'escargots.

 Deux solutions, avoir une bonne vue ou entonner l'hymne de la Fête de l'Escargot.

Quand vous avez trouvé le nid, mouillez le avec un arrosoir.

            Un arrosoir

Là, le chef, un bon gros de Bourgogne avec son nez rouge et le ventre bien rebondi annonce à la bande: « Les gars y pleut, on sort ». Et les voilà partis en goguette le long des traces broutant la tendre ortie.

Le chasseur les suit toujours en arrosant. A quelques mètres du nid, il ouvre le parapluie sous l'arrosoir.

 Un parapluie de chasseur

Le chef se voyant subitement au sec hurle: « suivons la trace de la bave et rentrons au nid »

Et là, malheur à eux car le membre du Comité, l'oeil malicieux et le sourire aux lèvres avec sa gomme a effacé vingt centimètres de trace (pas plus).

Un petit coup de gomme

Le chef se rapprochant de ce qu'il voit comme un précipice se lamente: « les gars, nous sommes perdus ».

Mais le petit escargot à lunettes se rapprochant de la tête du convoi dit: « Chef, tout n'est pas encore perdu, la trace est de l'autre coté. Sautons ».

Et un par un, ils sautent. Il ne reste plus au chasseur, d'un geste souple du poignet entraîné qu'il est au versement des bouteilles, à les ramasser à l'épuisette.

  épuisette spéciale escargots

 

Conclusion

Cette technique peut être essayée par tous, petits et grands et si par hasard, elle ne marchait pas, il ne vous reste plus qu'à venir à la Fête de l'Escargot chaque année le premier week-end d'août à Digoin.  

  

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